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La chanteuse cubaine Ana Carla Maza, jamais sans son violoncelle.










REPÉRÉE - Une tournée des Zénith avec Jean-Louis Aubert, des enregistrements avec le mythique groupe Buena Vista Social Club, une tournée en solo prévue cette année... La musicienne cubaine semble avoir mille vies. Elle sort “Bahia”, son deuxième album.


Profession :

Chanteuse, violoncelliste, compositrice.

Ascendants :

Des sessions d’enregistrement avec le Buena Vista Social Club, une place de soliste dans un orchestre symphonique européen à 13 ans, une tournée des Zénith avec Jean-Louis-Aubert… La jeune violoncelliste cubaine, fille d’un pianiste chilien et d’une cheffe de chorale cubaine, a déjà vécu plusieurs vies, entre La Havane, Barcelone et Paris. Vincent Segal, qui l’a prise sous son aile, la surnomme « Ana Maza Rostropovitcha », pour son archet virtuose et son vibrato passionné. Mais si ses professeurs cubains formés à Moscou ont forgé sa technique classique, elle se ressource aussi au folklore latino-américain, à l’improvisation jazz et à l’énergie du rock.


Actualité :

Elle publie Bahia, son deuxième album, sur son propre label. Elle l’a composé pendant le confinement à Barcelone, période propice pour « vivre le moment présent et les plaisirs simples de la vie ». De Bahia, nom de son quartier natal à La Havane, elle fait ainsi rejaillir les accents cosmopolites et populaires en espagnol et en français. Entre échos de bossa et rumeurs de tango piazzolien, souvenirs cubains de « cafés partagés à l’improviste, sans être pressé par le temps » (la chanson A tomar cafe), et romance épistolaire parisienne improvisée à la terrasse du Saint-Régis (Petit Français), elle butine sa latinité éclatée d’une voix en fleur et l’archet aussi mutin que véhément, seule avec son violoncelle – et, pour la première fois, un piano.

Signes particuliers :

Capable, lors de live enchanteurs, de produire un son d’orchestre symphonique sans utiliser la moindre pédale d’effet, cette adepte du yoga et de routines saines se réclame d’une « musique acoustique et organique, dépouillée mais sincère ». Avant de monter sur scène, elle a pour rituel d’écouter de la musique cubaine et de danser dans sa loge, « pour faire le plein d’énergie positive ». À chaque concert, elle pique aussi dans ses cheveux une fleur colorée en tissu recyclé que lui confectionne son amie créatrice : à sa façon, primesautière et colorée, elle fait refleurir son jardin à Cuba. Pour le reste, elle « laisse parler [son] violoncelle », qu’elle emmène partout avec elle, même pour une interview à l’autre bout de Paris.

Projets :

En parallèle de sa tournée en solo (80 concerts calés en 2022), elle joue son répertoire réorchestré en quartette, avec batterie, piano et percussions cubaines. « Je veux me développer en tant que compositrice. Sur les 17 % de femmes inscrites à la Sacem, seules 4 % sont à la fois instrumentistes et compositrices ! » Un titre de l’album est dédié à Miriam Valdés, rend ainsi hommage à celle qui lui a enseigné le piano à Cuba quand elle était enfant. « Elle était la sœur du pianiste de jazz Chucho Valdés et aurait pu, elle aussi, faire une grande carrière si on avait laissé plus de place aux femmes à l’époque. » Elle-même, désormais, n’accepte plus que des collaborations qui lui permettent d’intervenir dans la composition, comme le trio à cordes qu’elle vient de présenter à Coutances, avec le violoniste Théo Ceccaldi et la contrebassiste Sélène Saint-Aimé, ou le quartette de Vincent Peirani, avec Fidel Fourneyron et Arnaud Dolmen. « J’ai besoin de pouvoir donner des idées sur la partition et d’exprimer mon vécu. Je ne suis pas seulement une interprète, je suis une artiste à part entière. » Anne Berthod




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